Cabaret « Sur le pouce »

« Cabaret sur le pouce »

Spectacle décroissant

Tout système basé sur l’argent détruit le savoir, faire, vivre, être.
Dépossédé de sa conscience, l’homme tend juste à avoir besoin.
Pourtant, le métier appartient à l’ouvrier, l’art à l’artiste et la poésie à l’homme.
BRASSENS, PREVERT, DUBILLARD, RIBES, VIAN, GOURIOT, PINTER, DURRINGER,
Nous rendent la poésie et l’humour.
En empruntant  leurs mots,
Les personnages retrouvent leur liberté,
Jusqu’à abolir le temps.
La poésie vient de l’ombre.
Sous l’éclairage, on nous promet l’extraordinaire
Et il ne se passe qu’un vague combat
Pour le pouvoir ou pour la gloire.
Et si le bonheur c’était de se sentir « être»

        Le Chat nOir

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Le pitch
A la salle des fêtes de Jolibourg, il est prévu une grande soirée organisée par la dame culture de l’endroit. Mais la vedette se fait attendre et le spectacle laisse la place à l’imprévisible qui nait dans la salle, absurde, poétique, vivant. On se retrouve ensemble, hors le temps, dans une sorte de cabaret surréaliste et loufoque où tout peut arriver.

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Le parti pris
Le temps d’une soirée, faire taire le showbiz pour accéder à la poésie qui est à portée de main et voir si elle peut nous nourrir autrement que le prêt à consommer culturel ambiant.

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Si on développe

On cherche la poésie plutôt tapie dans l’ombre de la salle que sur la scène où quelque chose de fantastique est annoncé.
On se pose dans un « blanc » et on constate ensemble ce qui peut naitre d’inattendu dans le silence. Et la poésie nait parce qu’on lui a juste aménagé un espace, qu’on a donné au temps le temps de s’étirer autrement, qu’on regarde l’instant.
On s’intéresse aux « sans ». Sans prestige, sans richesse, sans pouvoir, sans diplôme, sans label, sans abri.
On fait de la philosophie d’éponges à travers quelques brèves de comptoir empruntées à Gouriot.
Le temps d’une parenthèse, les rapports s’inversent.
On pourrait en sortir différent, avec des envies.

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La forme
Ce sont des fragments, comme une aventure qui serait partagée avec les gens qui y assistent, qui sont plutôt témoins que public. On ne sait pas « le faire » tellement plus qu’eux et ce n’est qu’avec eux, les regards extérieurs, que la magie pourra naître, ou pas. Ils sont là, on échange.
C’est imparfait, inachevé, fragile.
On s’amuse.

 C’est « sur le pouce ».

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« Nous voulons nous étourdir à force de lampes et de bruit. Tous nos livres, toutes nos actions ne sont remplis que du fracas des jours. Pourtant ce qui nous gouverne – instincts, imagination, rêves, passions, pouvoir créateur – plonge dans une ombre sans contrôle. Nous implorons, nous espérons la lumière, alors que, par un effet contradictoire, cette obscurité qui nous terrifie nous alimente puissamment.
Mais il y a autre chose. Cette nuit si terrible apparaît bénéfique si nous l’embrassons, les yeux ouverts, dans la vérité du regard ».
Jean Tardieu

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Un petit tour à Jolibourg sur le vieux blog du Chat nOir

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